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NIVEAU D'OCCITAN

Lenga d'Amor

Airal lingüistic : Limousin

Annada de parucion : 2013

Creator: Patrick Lavaud

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À partir de ses souvenirs d’enfant dans la ferme familiale dans le nord du Périgord, Patrick Lavaud nous convie à une découverte sensible de la langue et de la culture occitanes d’hier et d’aujourd’hui.

Au fil de ses rencontres avec des personnages touchants et chaleureux, il nous transmet son amour de la langue occitane et nous guide sur les chemins de la tradition orale et de la culture populaire, de la toponymie et de la signalisation bilingue, du conte et de la création littéraire, de l’enseignement et de l’avenir de la langue.

L’expérience personnelle devient mémoire collective et la langue occitane révèle sa part d’universalité.

52 min.
Occitan sous-titré. (Sous-titrages français et anglais disponibles)


 http://vraivrai-films.fr/catalogue/lenga-damor

 

Note d’intention de l’auteur

La langue d’oc est intimement liée à mon enfance.

J’allais alors souvent dans la ferme de mes grands-parents paternels, à Piégut-Pluviers, dans le nord de la Dordogne, et je les entendais toujours parler en occitan. Ils le parlaient entre eux, avec mon père, leurs voisins,leurs amis, leurs bêtes. À moi, ils me parlaient en français, selon une logique bien connue dans l’ensemble des pays d’oc. Enfant, je n’ai jamais compris que personne à l’école ne me parlât de la langue de mes grands- parents qu’ils utilisaient tous les jours et qui leur permettait d’exprimer tous les sentiments de l’âme humaine. J’aime penser aujourd’hui que l’occitan fut la langue dans laquelle ils se sont aimés, leur langue d’amour.

Depuis plus de 30 ans, je n’ai pas arrêté d’agir en faveur de la langue et de la culture d’oc. J’ai construit un engagement polymorphe visant à me réapproprier « ma » langue, à recueillir la mémoire populaire de tradition orale et à faire connaître la culture occitane. Les récents accidents cardio-vasculaires de mon père, qui l’ont privé de la parole, m’ont fait subitement prendre conscience de la disparition de la mémoire familiale de la langue de mes grands-parents. Ce film est né d’un désir : celui de rendre hommage à la langue d’oc. Celle des derniers témoins de la vieille civilisation paysanne limousine dont j’ai connu les derniers rameaux dans les années 1960. Mais aussi celle des locuteurs d’aujourd’hui qui l’utilisent encore au quotidien, l’écrivent, la chantent, la content ou l’enseignent.

Il s’inscrit aussi dans une démarche de reconnaissance de la pluralité linguistique de la France que sont venus conforter la modification de la Constitution française de juillet 2008 (« Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ») et les engagements du Président de la République de ratifier la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.

Le film sera totalement parlé en occitan, sous-titré en français. Je veux faire entendre cette langue et le choix de mener les entretiens en occitan nous permettra de pénétrer dans l’intimité d’une société. Je souhaite entraîner le spectateur dans des rencontres chargées d’humanité et partager avec lui des souvenirs personnels liés à l’enfance et des questionnements contemporains relatifs à la dignité de la langue et des personnes qui la parlent. Je le guiderai dans sa découverte des usages quotidiens de la langue, de la tradition orale et de la culture populaire, de la création littéraire d’aujourd’hui ou encore des politiques publiques en faveur de l’enseignement.

À l’opposé de tout passéisme, ce film fait découvrir une culture vivante, longtemps méprisée et marginalisée.

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